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Souvenirs, souvenirs

S comme le titre de la chanson de Johnny, mais sans vraiment le même contexte.

Selon l’article 11 de la loi du 15 juillet 1889, « Les individus nés en France d’étrangers et résidant en France sont également portés, dans les communes où ils sont domiciliés,sur les tableaux de recensement de la classe dont la formation suit l’époque de leur majorité telle qu’elle est fixée par la loi française ». C’est le cas pour Émile Louis Auguste De Bruyn (1874-1941), mon arrière-grand-père côté maternel. En effet, son père Pierre De Bruyn (1828-1892), qui exerce le métier de carrier, est natif de la commune de Stabroek située dans la province d’Antwerpen, Anvers pour les francophones.

Je sais, personne n’est parfait! Mais, s’il n’y avait que cela… Allons donc, qu’est-ce qu’il va nous sortir, pourriez-vous vous dire à ce moment là. Juste un fait qui a dû générer pas mal de médisances et de ragots à l’époque. Émile est né le 4 janvier 1874 de ce qu’on appelle une relation adultérine entre un étranger et une française. Pierre, son père, est marié depuis 1861 avec Marie Anne Françoise Gillard (1830-1874). Quant à sa mère Marguerite Baduel (1835-1916), elle est, depuis 16 ans, l’épouse de Jean Chabrillac (1824-?). Toutefois, à sa décharge, ce dernier n’était visiblement plus présent en 1874. En effet, selon les dires de ma grand-mère, il aurait disparu pendant les événements de la commune de Paris.

Par la suite, Émile à été reconnu par son père en mai 1874, puis par sa mère, en avril 1897. Cela explique peut-être, que bien qu’il fasse partie de la classe 1894, son service militaire a commencé qu’en novembre 1897. Début août 1914, il vit à Paris, est vernisseur, est marié depuis 15 ans avec Elisa Laemmel (1874-1944) et a 2 fils, Marcel et Gabriel. Comme de nombreux hommes à ce moment, il est mobilisé et rejoint le 27e régiment d’infanterie. Il sera démobilisé 2 jours après son 45ième anniversaire, le 6 janvier 1919.

Dans les premiers temps du conflit, il prend la pose entouré d’une infirmière et peut-être des camarades de son régiment. Puis peu avant Noël 1914, il envoie cette photo avec ce simple texte « Souvenir de la guerre 23 décembre 1914 Émile ». Coïncidence tragique, Adolphe Valton (1876-1914), mon autre arrière-grand-père côté maternel, a été tué un jour auparavant dans le bois de la Gruerie.

Emile De Bruyn (à gauche de l’infirmière) et ses camarades – Photo personnelle

Sources & crédits
Pixabay – Vinsky2002
Gallica – Loi du 15 juillet 1889. Traité pratique du recrutement et de l’administration de l’armée française

6 commentaires

  1. Effectivement radio-ragots a dû bien emettre lorsqu’il est né le pauvre. Je retiendrai sa super pose sur ce cliché. N’aurait-il pas été artiste dans une autre vie ?! :blush:

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