Ancêtres & cie Généathème

René, Robert, Victoire, Marie… et les autres

En ce mois d’avril, les #Généathèmes, initiés pas Sophie Boudarel de la Gazette des Ancêtres, sont remis à l’honneur par Geneatech. Chaque mois, un thème sera proposé aux généablogueurs, afin de les inspirer, faire vivre leur blog et peut-être par la même occasion faire de nouvelles découvertes. Ainsi, pour cette reprise, le thème proposé est les naissances multiples.

C’est un thème qui me parle. En effet, le grand-père paternel et la grand-mère maternelle des 3 sosas 1 de l’arbre généalogique familial ont respectivement un jumeau et une jumelle. Précédemment, j’avais déjà abordé ce thème dans un article portant sur les grossesses multiples de Marie Guerin. Je me suis donc attelé à la tâche et j’ai recherché les différentes naissances multiples présentes dans la généalogie de mes enfants. Le constat est le suivant : sur 11159 individus dont seulement 6047 ont une date de naissance ou de baptême connue à ce jour, j’ai trouvé 109 naissances multiples, dont 10 sont des sosas.

Les naissances multiples sur les différentes branches de l’arbre familial – Recherches personnelles

A la suite de ce constat initial, que puis-je dire sur ces 109 individus? En premier lieu, 1/3 sont malheureusement décédés en bas âge, puis, 1/4 se sont mariés, et enfin, je me suis rendu compte que je ne savais pas ce qu’était devenu près de la moitié d’entre eux. C’était alors peut-être le moment d’essayer d’y remédier, au moins dans un premier temps, pour les jumeaux des ancêtres de mes enfants.

Branche Dupas – Bemelmans

Arbre mixte des naissances multiples de la branche Dupas-Bemelmans – Recherches personnelles

C’est une branche qui va de la Bretagne à l’Ile-de-France, et dans laquelle, on comptabilise alors 10 paires de jumeaux et des triplés. De surcroît, parmi tous les couples de cette branche, 2 d’entre eux ont eu plusieurs naissances multiples. A la génération 9 dans la Brie, Mathieu Bemelmans et Marie Anne Legris ont eu 2 paires de jumeaux, et à la génération 10, dans la vallée de l’Erdre, René Juré et Marie Guerin ont eu quant à eux 3 paires de jumeaux et des triplés, dont René, sosa 260 et son frère Robert.

René et Robert Juré

René et Robert Juré sont nés à Joué-sur-Erdre, en Loire-Atlantique, et ont été baptisés le 16 janvier 1719. En 1747, René épouse Françoise Thierry avec laquelle il aura 6 enfants. Il s’éteint à la Jalletière de Joué-sur-Erdre le 14 février 1790. Robert, quant à lui, a eu une vie beaucoup plus courte car il est décédé à l’âge de 6 mois.

Branche Mercier – Lioret

Arbre mixte des naissances multiples de la branche Mercier-Lioret – Recherches personnelles

Voici une branche purement morbihannaise dans laquelle on découvre 9 paires de jumeaux et un seul sosa. Plutôt une seule, Yonne Cocquais, sosa 1221 qui a eu une sœur jumelle s’appelant Jeanne.

Yvonne et Jeanne Cocquays

Yvonne et Jeanne sont les filles de Jean Cocquais et Julienne Tual et ont été baptisées le 6 décembre 1672 à Saint-Gravé dans le Morbihan. Jeanne s’est mariée en 1704 à Saint-Gravé avec Jacques Sabo et je n’en sais pas plus la concernant pour le moment. Yvonne, quant à elle, a épousé Jean Danet en 1705, toujours à Saint-Gravé, et je lui connais 2 enfants. Elle décède le 6 septembre 1740 au Beauchat de Saint-Gravé.

Acte de baptême d’Yvonne et Jeanne Cocquays – Archives départementales du Morbihan

Branche Valton – Debout

Arbre mixte des naissances multiples de la branche Valton-Debout – Recherches personnelles

C’est dans cette branche, allant de l’Anjou à la Touraine en passant par le Blaisois, que j’ai recensé le plus de naissances multiples. En effet, 38 jumeaux sont nés entre le début du 17e et le milieu du 19e siècle, dont les jumelles et les jumeaux Pitancier de François Pitancier, sosa 3058 et de sa deuxième épouse, Madeleine Touchelé, nés à Franceuil, en Indre-et-Loir, en 1706 et 1708. Ainsi, parmi les ancêtres, 4 ont eu des frères jumeaux ou des sœurs jumelles : Guillaume Delafuye sosa 5850, François Michelin sosa 1502, Louis Coudrais sosa 362 et Victoire Genty sosa 47.

Guillaume et René Delafuye

Guillaume et René Delafuye sont nés aux Rosiers-sur-Loire, dans le Maine-et-Loire et ont été baptisés le 23 mai 1655. Ils sont les enfants de Pierre et Michelle Loyau. Guillaume s’est marié 3 fois et a eu au mois 6 enfants. Il est décédé en 1715 aux Rosiers-sur-Loire. Quant à René, je n’ai rien trouvé pour l’instant le concernant.

Acte de baptême de Guillaume et René Delafuye – Archives départementales de Maine-et-Loire

François et Bonaventure Michelin

C’est à Saint-Denis-Hors, ancienne commune d’Indre-et-Loir rattachée à Amboise en 1946, que sont donc nés François, sosa 1502, et Bonaventure Michelin. Ils sont alors baptisés le 9 mars 1684 et sont les fils de Jacques, qui est soyer, et de Françoise Lebrun. Par la suite, François se mariera 2 fois, avec entre autre Françoise Michelin qui est la fille de son cousin germain. Ils auront alors 7 enfants, et les années passant, François décèdera à Saint-Denis-Hors à 67 ans. A l’image des frères Delafuye, je ne sais pas ce qu’est devenu le second jumeau, Bonaventure, n’ayant rien découvert sur lui pour le moment.

Acte de baptême de François et Bonaventure Michelin – Archives départementales d’Indre-et-Loire

Louis et François Coudrais

Nous sommes donc de retour dans le Maine-et-Loire pour les jumeaux suivants : Louis et François Coudrais qui ont vu le jour le 19 janvier 1773 à la Salle-de-Vihiers. Ils sont nés de François et Perrine Banchereau, laquelle comptait dans sa fratrie une paire de jumelles : Catherine et Jeanne. Par la suite, Louis qui est cabaretier comme son père, épousera en 1795 à Doué-la-Fontaine, Marguerite Pinon, avec laquelle il aura 6 enfants. Il décédera dans cette même ville en 1820.

Son frère François a probablement connu en destin plus tragique. En effet, il ferait partie des personnes qui ont été fusillées au Champ des Martyrs d’Avrillé entre le 12 janvier et le 19 février 1794. Dans les mémoires de l’abbé Gruget, rédigées en 1816, sur les faits qui ont eu lieu à l’occasion des victimes massacrées en haine de Dieu et de la Royauté, dont les corps ont été déposés au Champ des Martyrs dans les mois de janvier et de février 1794, on trouve la mention d’un François Coudret âgé de 19 ans et né à la Salle-de-Vihier. L’âge et la commune de naissance correspondent. De plus, il est dit aubergiste comme l’étaient son frère et leur père.

Extrait de la liste des victimes fusillées au Champ des Martyrs – Gallica
Les fusillades du Champ des Martyrs par l’Abbé de Gruget 1816
Acte de baptême de Louis et François Coudrais – Archives départementales de Maine-et-Loire

Victoire et Marie Genty

Le 15 décembre 1852, Eugène Gabriel Genty, fermier au Soyon de Santenay, dans le Loir-et-Cher, se rend à la mairie. Il présente alors deux enfants de sexe féminin nées le matin, de lui et de Sylvine Tauvin, son épouse. A la suite de quoi, il donne à la première, la sosa 47, le prénom de Victoire, puis, à la deuxième celui de Marie. Victoire monte à Paris vers 1875 avec Louis Debout, qu’elle épouse en 1878. Ils légitiment ainsi leur 3 premiers enfants avant les 4 autres qui suivront. Veuve en 1903, Victoire finit sa vie à Saint-Germain-en Laye où elle décède âgée de 78 ans.

Quant à sa soeur Marie, celle-ci apparaît dans les recensement de 1856 à Santenay. Puis, dans ceux de 1866, rue des hôtels à Pontlevoy, où la famille réside. Toutefois, en 1872, elle n’y figure plus, à la différence de Victoire. Qu’est-elle alors devenue? Je n’ai trouvé aucune information pour l’instant sur ce point.

Actes de naissance de Victoire et Marie Genty – Archives départementales du Loir-et-Cher
Victoire Genty – Archives personnelles

Branche Maillard – Rivoal

Arbre mixte des naissances multiples de la branche Maillard-Rivoal – Recherches personnelles

Un inventaire à la Prévert, c’est ainsi que l’on peut décrire cette branche composée de Briérons, de normands et de bretons du Trégor, et dans laquelle on trouve 14 naissances multiples. Il est vrai que ce nombre peut sembler inférieur aux autres branches. Toutefois, j’ai moins poussé les recherches en descendance du côté maternel de mes enfants, pour l’instant. Quoiqu’il en soit, il n’y a aucun cas de gémellité pour les sosas dans cette branche .

Branche Boudin – Butel

Arbre mixte des naissances multiples de la branche Boudin-Butel – Recherches personnelles

C’est la branche antillaise de l’arbre généalogique avec des racines dans l’Aquitaine et la Bourgogne entre autres. On y trouve également 7 paires de jumeaux pour vraisemblablement les mêmes raisons que la branche précédente. Toutefois, contrairement à cette dernière, il y a jumeaux parmi les sosas : Marie Magdelaine Bonnon et Marie Deblaine, sosa 991 et 1987.

Marie Magdelaine et Jacques Bonnon

Marie Magdelaine, sosa 991, et Jacques, enfants de François Bonnon et de Marie Taillandier , sont nés le 14 avril 1743 à Vieux-Habitants, en Guadeloupe, et par la suite ont été baptisés le 1ier mai de la même année. Marie Magdelaine est âgée 22 quand elle se marie avec Denis Lambert avec qui elle aura au moins 6 enfants. Pour l’instant, je n’ai pas encore trouvé son décès. Quant à son frère, Jacques, celui-ci a malheureusement eu une courte vie, puisqu’il a été inhumé le 7 mars 1747 dans le cimetière de Vieux-Habitants.

Acte de baptême de Jacques et Marie Magdelaine Bonnon – ANOM

Marie et Elisabeth Françoise Deblaine

C’est le 11 février 1697 à Vieux-habitants, qu’ont été baptisées les filles jumelles de Jacques Deblaine et de Catherine Dumanoir. Elles sont alors prénommées Elisabeth Françoise pour la première et Marie, sosa 1987, pour la deuxième. Vers 1721, Marie épouse Jean Baptiste Brun de Beaupein dont je leur connais 3 enfants. Elle décède à 90 ans, le 13 juillet 1787 à Basse-Terre. Elisabeth Françoise s’est mariée 2 fois, La première fois, le 24 mai 1712 à Vieux-Habitants avec Jean Baptiste Petit. La seconde, vers 1721 avec Jean Baptiste Merican. Selon des données de Geneanet, elle serait décédée vers 1780 .

Actes de baptême d’Elisabeth Françoise et Marie Deblaine – ANOM

Les proches

Évidement, je ne vais pas oublier ceux qui sont plus proches de nous : 2 des grands-parents de mes enfants. C’est à dire, la sosa 7 et sa jumelle, filles de de Paul Boudin et de Suzanne Butel et le sosa 4 et son jumeau, fils de René Dupas et Suzanne Lioret.

Suzanne Lioret et ses jumeaux – Suzanne Butel et ses jumelles
Archives personnelles

Sources et crédits

2 commentaires

  1. Merci :blush: Dommage que je n’ai pas trouvé de jumeaux dans ma branche alsacienne! Mais il reste tant à découvrir, sait-on jamais?

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